Entretien croisé avec trois enseignants : Emmanuelle Sagnes, Marielle Cantillon et Jacques Vialle
mardi
3 mars 2009
« Les histoires, ça s’arrête toujours, mais l’Histoire, elle, ne s’arrête jamais » me répondit un élève de Marielle Cantillon, alors que je lui posais la question de la signification, pour lui, de l’Histoire. La définition est pertinente, elle témoigne à elle seule du moment fatidique où, chez l’enfant, l’imaginaire et la réalité du passé s’autonomisent, et où la conscience historique, encore embryonnaire, peut commencer à se travailler comme telle. Les entretiens qui suivent témoignent du lent chemin de (...)
Sous les plumes expertes de Nicole Lautier et de Nicole Allieu-Mary, la Revue française de pédagogie a consacré en 2008 une importante note de synthèse à la didactique de l’histoire. Sans pouvoir citer aucune des 200 études convoquées, voici un synopsis de cette contribution majeure à la compréhension des tensions qui traversent l’histoire enseignée, occasion unique de faire un point sur les promesses de sa recherche au regard de ses pratiques réelles.
L’histoire, un enseignement de questions (...)
À l’ère du multimédia et des « autoroutes » de l’information, un événement comme le 11 septembre 2001 ne pouvait que revêtir une dimension extraordinaire, au-delà des faits, à la hauteur d’un mythe. Au point que pour certains, le 21° siècle débute chronologiquement avec lui. Si l’on regarde par exemple à quel point les nombreuses pages académiques (Voir entre autre sur le site de l’académie d’Aix-Marseille), pluridisciplinaires (Histoire-Géographie, ECJS, philosophie...) produites depuis, en France mais (...)
Extrait de l’ouvrage de Suzanne Citron publié aux Éditions de l’Atelier / Éditions ouvrières, 2008
mardi
3 mars 2009
PRÉFACE
Vingt ans après
En 1987, année de la première édition de ce livre, la France officielle célébrait « le millénaire d’Hugues Capet », tandis que le discours du Front national, désignant les « immigrés » comme responsables de tous nos maux, se répercutait de façon préoccupante dans les couches populaires. C’était aussi l’année du « point de détail » de Jean-Marie Le Pen. J’écrivais alors :
« À la complexité de cette société, les mouvements sociaux de l’hiver 1986-1987 ont superposé le déchirement du tissu (...)