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Parution du n° 509 : « Ce qui fait changer un établissement »

«  Pour tous ceux qui rêvent de changement dans leur établissement  »

Interview des coordonnatrices du dossier

4 décembre 2013

«  Qu’est-ce qui fait changer un établissement ?  » Le dossier a été coordonné par Roxane Caty-Leslé et Cathy Marret. Elles répondent à nos questions, surprises et enthousiastes devant les textes reçus.


À qui ce dossier sera-t-il utile ?

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Roxane Caty-Leslé : Les témoignages nombreux, des chefs d’établissements, d’enseignants ou des corps d’inspection, qui nous sont parvenus, montrent bien l’intérêt majeur que portent tous les acteurs de terrain sur cette question. Et plus particulièrement ceux qui ont en charge le pilotage ou l’accompagnement. Ce cahier répondra aux questions pragmatiques ou réflexives que se posent ces pilotes, à l’échelon de l’établissement ou de l’académie. Le changement dans un établissement étant le résultat d’interactions, étant essentiellement systémique, le pilotage ne peut se faire que si les enseignants ou conseillers d’éducation ou autres acteurs sont partie prenante.

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Cathy Marret : Ce qui fait la force d’un établissement qui s’autorise à changer, c’est qu’il se sent assez en sécurité pour cela. Alors ce dossier sera donc utile aux hésitants mais pas frileux, qui rêvent de changement pour leur établissement. Qu’il s’agisse du changement des relations professionnelles au changement dans le regard de leurs élèves. Il sera utile à ceux qui témoignent par leurs écrits que, oui, le changement est possible. Il s’agit aussi pour eux d’une forme de reconnaissance que l’institution n’exprime pas assez. Enfin, si le changement d’un établissement passe par une expérience collective, ce cahier sera une pépite pour les équipes qui cherchent des témoignages pour renforcer leur propre démarche.

Qu’est-ce qui vous a surprises au cours de la préparation ?
RCL : C’est le grand nombre de textes d’origines diverses qui nous sont parvenus et surtout l’enthousiasme de leurs auteurs. Parfois débordant ! Ils sont persuadés de deux choses : que tout se fait collectivement et peu à peu. Ils croient aussi au «  Work in progress  » et sont prêts, s’ils ne le font déjà, à revisiter ce qu’ils font. Une sorte d’évaluation constante en quelque sorte.
Une autre chose m’a surprise : le désir puis la fierté, chez l’enseignant de base comme chez l’inspecteur, d’être publiés dans les Cahiers.

CM : Moi j’ai envie encore de répondre par une pirouette et de parler de ce qui ne m’a pas surprise. Par exemple le fait que le changement vienne essentiellement de celui des pratiques enseignantes. Car la fonction ultime d’un établissement scolaire, c’est avant tout l’enseignement. Le reste c’est un emplâtre sur une jambe de bois. Et ce changement, il passe par la synergie d’un travail d’équipe, le pilotage d’une direction, d’élèves qui ont leur mot à dire et de valeurs qui ne sont pas de vains mots.

Je n’ai pas été surprise non plus par la qualité des textes réflexifs. Tous ces écrits ont suscité en moi le désir de les partager.

Enfin, le partage de mêmes valeurs par des enseignants, des chefs d’établissement et des inspecteurs est rassérénant.

Ce qui manque pourtant cruellement à ce dossier, ce sont des exemples de changements avec nos partenaires extérieurs, notamment ceux des collectivités territoriales. Est-ce la preuve qu’il y a encore à apprendre à travailler ensemble pour développer et rendre plus efficaces politiques de la ville et objectifs de l’Éducation nationale ? Le changement pour la réussite des élèves peut-il faire l’économie de ce partenariat ?

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